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ScoreMigos · tennis

Comment on calcule les points

Aucun nombre de cette page n'a été choisi parce qu'il tombait rond. Chacun sort soit d'un calcul qu'on montre, soit d'une mesure faite sur un vrai tableau de 128 joueurs. Cette page donne les deux, y compris les endroits où la mesure nous contredit.

Cette page se fonde sur l'US Open 2026, le premier tournoi complet dont nous ayons toutes les données : 244 affiches jouées et 77 050 pronostics. C'est assez pour vérifier un barème, pas pour le figer. Les barèmes seront ajustés à la compétition suivante, jamais en cours de tournoi, et cette page sera refaite avec les mesures de ce tournoi-là. Le dernier chapitre dit précisément ce qui changera et pourquoi.

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Le problème, posé proprement

Un tableau de 128 joueurs, c'est 127 matchs, et ils ne se valent pas. Il y en a 64 le premier lundi et un seul le dernier dimanche. Deux réglages naïfs se présentent, et tous les deux sont mauvais.

Payer tous les matchs pareil. Le premier tour représente alors la moitié du tournoi à lui seul, le classement est figé dès le lundi soir, et les quinze jours suivants ne servent à rien.

Doubler à chaque tour. Chaque tour pèse alors exactement autant que les autres, un septième du total. Mais la finale seule vaut autant que les 64 matchs du premier tour, et deux semaines d'assiduité s'effacent sur un match.

La bonne réponse est entre les deux, et elle se calcule.

TourSans progressionNotre pasEn doublant
1er tour (64 affiches) 50,4 % 26,1 % 14,3 %
2e tour (32 affiches) 25,2 % 20,2 % 14,3 %
3e tour (16 affiches) 12,6 % 16,2 % 14,3 %
Huitièmes (8 affiches) 6,3 % 12,8 % 14,3 %
Quarts (4 affiches) 3,1 % 10,2 % 14,3 %
Demi-finales (2 affiches) 1,6 % 8,1 % 14,3 %
Finale (1 affiches) 0,8 % 6,5 % 14,3 %

Part de chaque tour dans le total des points d'un Grand Chelem. Colonne du milieu : le barème réel, lu dans le moteur.

points du tour r = points de base × 1,6r−1

Le pas de 1,6 n'est pas un compromis mou, c'est le seul qui satisfait les deux contraintes ensemble : le premier tour reste le tour le plus lourd du tournoi (26,1 %, parce qu'il y a 64 matchs à ne pas manquer) et la finale reste un rendez-vous (6,5 % sur un seul match, soit 16 fois un match du lundi). La décroissance est douce et monotone, sans marche d'escalier.

Le même pas partout. Ces multiplicateurs ne dépendent pas du tournoi : un match de premier tour vaut 33 points au plafond dans un ATP 250 comme dans un Grand Chelem. Ce qui change d'un format à l'autre, c'est le nombre de tours, donc la hauteur atteinte à la fin. C'est ce qui rend deux tournois comparables.

Quatre paris par match, et un prix pour chacun

Chaque affiche porte quatre questions indépendantes. Pour savoir si le prix de chacune est juste, il faut d'abord répondre à une question simple : est-ce que réfléchir sert à quelque chose ? Imaginons trois joueurs devant la même affiche.

Zoé ne regarde rien. Elle coche au hasard, sans même lire les noms. Sur une question à trois choix, elle a une chance sur trois. C'est le plancher : personne ne peut faire moins bien qu'elle sans le faire exprès.
Marc ne réfléchit pas non plus, mais il est malin. Il a remarqué qu'un match se termine plus souvent en deux sets secs qu'en trois, et il coche toujours la même chose, sur toutes les affiches, sans jamais regarder qui joue. Ça ne demande aucun effort, et pourtant il bat Zoé.
Sarah regarde le match. Le classement des deux joueuses, la surface, celle qui sort d'un match en trois manches la veille. C'est elle qui représente les joueurs de ScoreMigos, et son taux est celui qu'on mesure vraiment.

Un pari n'est intéressant que si Sarah bat Marc. Si elle fait aussi bien que lui, la question ne récompense pas la lecture du match : elle récompense la patience. Si elle fait moins bien, la question punit ceux qui réfléchissent. Voici les trois taux, mesurés :

Le pariPointsZoé hasardMarc toujours pareilSarah les joueurs
Le vainqueur 3 à 14 50,0 % sans objet 62,3 %
Le score en sets (dames) 6 50,0 % 64,2 % 52,4 %
Le score en sets (messieurs) 6 33,3 % 42,9 % 33,7 %
La tranche de jeux (dames) 5 33,3 % 38,2 % 34,1 %
La tranche de jeux (messieurs) 5 33,3 % 37,8 % 33,0 %
Le tie-break (dames) 3 50,0 % 78,0 % 51,5 %
Le tie-break (messieurs) 3 50,0 % 54,6 % 49,6 %

Mesuré le 9 septembre 2026 sur les deux tableaux de l'US Open : les 242 affiches dont le résultat est enregistré (sur 244 terminées) et plus de 77 000 réponses par question. Les deux tableaux sont séparés partout où le nombre de choix change : chez les dames un match se joue en deux manches gagnantes, donc le score en sets n'offre que deux réponses possibles au lieu de trois.

Sur le vainqueur, réfléchir paie, et c'est le seul endroit. Zoé obtient 50,0 % en tirant à pile ou face, les joueurs 62,3 %. Douze points de taux qui ne viennent que de la lecture du tableau. C'est aussi le pari le mieux payé, et ce n'est pas un hasard : c'est le seul où la compétence se voit.
Sur les trois autres, Sarah ne bat pas Marc. Et c'est le vrai défaut de ce barème, découvert en refaisant ces mesures le 9 septembre 2026 :
  • La tranche de jeux. Trois choix, donc 33,3 % au hasard. Les joueurs obtiennent 33,5 %. Autrement dit : lire le match n'apporte rien. Marc, qui coche toujours la même tranche, monte lui à 38,0 %.
  • Le score en sets. Chez les dames, les joueurs font 52,4 % quand « toujours deux sets secs » donne 64,2 %. Chez les messieurs, 33,7 % contre 42,9 % pour « toujours trois sets secs ».
  • Le tie-break. Chez les messieurs, les joueurs font 49,6 % : moins bien que pile ou face. Répondre « non » à chaque fois donnerait 54,6 %, et 78,0 % chez les dames.
Ces trois questions se paient 5 tot 10, 5 et 3 tot 4 points, contre 14 au plus pour le vainqueur. Le barème avait déjà raison sur l'ordre, et l'écart est corrigé depuis le 16 septembre : une réponse rare rapporte plus qu'une réponse fréquente, dans le même marché et au même prix d'entrée. Un 3-2, qui sort une fois sur cinq, vaut le double d'un 3-0, qui sort deux fois sur cinq.
Ce que cette page disait avant, et pourquoi c'était faux. Jusqu'au 9 septembre 2026 au soir, ce chapitre affirmait que la tranche de jeux était le meilleur pari du site, avec +14,6 points gagnés par la lecture du match. L'erreur était de compter la réponse la plus fréquente sur les deux tableaux mélangés : la tranche « plus de 23 jeux » n'existe pas dans un match en cinq manches, donc elle paraissait rare alors qu'elle est l'une des trois seules réponses possibles là où elle est proposée. Une page de maths qui se trompe doit le dire à l'endroit où elle s'est trompée.

Le favori et l'outsider : une grille, et sa vérification

Toutes les affiches ne se valent pas non plus. Le barème lit l'écart de têtes de série entre les deux joueurs et en déduit deux prix : peu pour le favori, beaucoup pour la surprise. Un barème de ce genre affirme une probabilité, qu'on peut donc vérifier. La cote implicite d'un pari à f pour le favori et o pour l'outsider vaut :

p(favori) = o ÷ (f + o)
Écart de classementPointsLe barème affirmeLa réalité donneAffiches
écart de 0 à 2 6 / 6 50,0 % 51,8 % 85
écart de 3 à 6 5 / 8 61,5 % 52,2 % 23
écart de 7 à 14 4 / 10 71,4 % 86,0 % 43
écart de 15 à 24 4 / 12 75,0 % 78,8 % 52
écart de plus de 24 3 / 14 82,4 % 90,2 % 41

Mesuré le 9 septembre 2026 sur 244 affiches terminées, tous tours confondus.

Sur les affiches serrées, le barème est juste au dixième de point près : il annonce 50,0 %, la réalité donne 51,8 % sur 85 matchs. Sur les gros écarts, en revanche, il se trompe, et toujours dans le même sens.

Ce que la mesure nous reproche. Quand l'écart dépasse 24 places, le favori l'emporte 90,2 % du temps alors que le barème n'affirme que 82,4 %. Une surprise y est donc plus rare que son prix ne le dit : à ce taux, l'outsider devrait rapporter de l'ordre de 27 points au premier tour, contre 14 aujourd'hui. Le barème sous-paie les vraies surprises, et c'est le premier point à corriger au prochain tournoi. On ne le change pas en cours de route.

La ligne « écart de 3 à 6 » s'écarte elle aussi, mais sur 23 affiches seulement : à cette taille, l'intervalle de confiance à 95 % couvre une vingtaine de points de pourcentage. On ne touche pas à un barème sur un échantillon pareil, on attend le tournoi suivant.

Les pronostics de tournoi : trouver la bonne part

Trois questions se jouent avant la première balle : quel joueur de chaque quart atteindra les demi-finales, quel joueur de chaque moitié atteindra la finale, et qui soulèvera le trophée. Combien doivent-elles peser ? La question n'a pas de réponse évidente, mais elle a deux bornes mesurables.

La borne basse : que le pronostic serve à quelque chose

Si un sans-faute sur ces trois questions ne rattrape même pas l'écart qui sépare le premier du dixième, alors deviner tout le tableau à l'avance ne fait pas gagner une place, et le pari est décoratif. Sur l'US Open, cet écart vaut 244 points sur 8 091, soit 3,55 % du total.

La borne haute : qu'il ne décide pas de tout

Si un sans-faute vaut plus que l'écart entre le premier et le cinquantième, alors sept clics posés avant le tournoi effacent quinze jours de pronostics quotidiens. Cet écart vaut 386 points, soit 5,39 %.

3,55 % < part du pot < 5,39 %

La fenêtre est étroite. Son milieu tombe à 4,47 %, et c'est très exactement là que se trouvait déjà le cyclisme, sans que personne l'ait décidé : 4,53 % du total de la Vuelta. Deux sports, deux histoires séparées, le même nombre. La part retenue est donc 4,5 %, pour tous les sports.

Le pronosticPart du potPoints en Grand Chelem
Le champion30 %109
Un finaliste (deux moitiés)15 %55
Un demi-finaliste (quatre quarts)10 %36
Le pot complet4,49 % du total363

Un tableau plus grand compte plus de tours, donc plus de points, donc un pot plus gros : le même calcul donne 51 points au champion d'un Masters 1000 et 23 à celui d'un ATP 500. Désigner le vainqueur parmi 128 joueurs n'est pas le même exploit que parmi 32, et aucune formule supplémentaire n'a été nécessaire pour le dire : la part est constante, c'est le total qui varie.

Pourquoi le champion ne paie rien s'il perd la finale. Parce que son parcours est déjà payé deux fois. Mesure du 9 septembre 2026 : 87 % des grilles mettent le même joueur dans les trois cases. Celui qui suit un seul homme touche donc 36 points quand il atteint les demies et 91 quand il atteint la finale, sans que le marché « champion » n'ait rien versé. Lui faire payer les tours intermédiaires reviendrait à récompenser trois fois la même intuition.

Ce que ce barème récompense réellement

Un barème n'est pas jugé sur ses intentions mais sur son classement final. Voici, sur les 517 joueurs classés du tableau hommes, ce qui sépare le haut du bas.

GroupeRéponses donnéesBonnes réponsesTaux de réussitePoints
Les 20 premiers 469 227 48,4 % 1 945
Le milieu du classement 465 204 43,7 % 1 579
Les 20 derniers 30 12 41,9 % 188

Moyennes par joueur, mesurées le 9 septembre 2026.

Regardez la colonne du taux de réussite, puis celle des réponses. Entre les vingt premiers et les vingt derniers, la précision ne varie que de 6,5 % : 48,4 % contre 41,9 %. La participation, elle, varie d'un facteur seize : 469 réponses contre 30.

Ce qui fait un classement, ici, c'est la régularité. Le dernier du classement n'est pas mauvais, il est absent : il voit presque aussi juste que le premier quand il répond, mais il répond seize fois moins souvent. Et entre les vingt premiers et le milieu du classement, à participation identique, ce sont bien 4,7 points de précision qui font 366 points d'écart. Le barème sépare donc deux choses différentes, et dans le bon ordre : d'abord être là, ensuite voir juste.

C'est aussi pour cela que la progression par tour reste douce. Avec un doublement, les 64 matchs du premier lundi ne pèseraient plus que 14,3 % du tournoi : la régularité cesserait d'être payante, et il suffirait d'apparaître le dernier dimanche.

Ce qu'on corrigera au prochain tournoi

Une page qui ne montrerait que ses réussites ne serait pas une page de maths. Voici ce que la mesure reproche à ce barème, et ce qu'on en fera. Rien ne change en cours de tournoi : un barème qu'on modifie pendant qu'on joue n'est plus un barème.

La règle qui décide de tout : réfléchir doit rapporter plus que répondre au hasard. Pour chaque pari, on compare le taux d'une stratégie sans réflexion, celle qui répond toujours la même chose, au taux réel des joueurs. Si l'écart est nul ou négatif, le pari est mal réglé, quel que soit le talent des joueurs. C'est un défaut de conception, pas un défaut de niveau.

1. Le vainqueur : l'outsider est sous-payé sur les gros écarts

Le prix du favori et celui de l'outsider forment une cote. Pour qu'elle soit juste, il faut que le rapport des prix soit l'inverse du rapport des chances :

points du favori ÷ points de l'outsider = (1 − p) ÷ p

On garde le prix du favori, déjà bas, et on corrige celui de l'outsider, que la mesure accuse.

Écart de classementAujourd'huiCe que la mesure donneAffiches
écart de 0 à 2 6 / 6 6 / 6 85
écart de 3 à 6 5 / 8 5 / 5 (à confirmer) 23
écart de 7 à 14 4 / 10 4 / 25 (à confirmer) 43
écart de 15 à 24 4 / 12 4 / 15 52
écart de plus de 24 3 / 14 3 / 28 41

Exemple. Battre un joueur classé plus de 24 places devant soi arrive dans 9,8 % des cas. Le pari le paie aujourd'hui 14 points au premier tour ; à ce taux, il en vaut 28. Voir juste sur une vraie surprise rapporte donc actuellement la moitié de ce qu'il devrait.

Les deux lignes marquées « à confirmer » reposent sur 23 et 43 affiches : à cette taille, l'intervalle de confiance à 95 % couvre une quinzaine de points de pourcentage. On les mesurera de nouveau au tournoi suivant avant d'y toucher. Les lignes « écart de 0 à 2 » et « écart de 15 à 24 » sont déjà justes et ne bougeront pas.

2. Le tie-break : deux réponses qui ne sortent pas autant, au même prix

C'est le seul pari du site où réfléchir coûte des points, et la raison est arithmétique, pas psychologique. « Non » sort 66,7 % du temps et « oui » 33,3 %, mais les deux paient 3 points. Cocher « non » rapporte donc 2,00 points en moyenne, cocher « oui » 1,00. Un joueur qui cherche le tie-break est puni pour avoir cherché.

Correctif prévu : deux prix, comme au vainqueur d'un match. À espérances égales et à budget moyen inchangé, cela donne 2 points pour « non » et 5 points pour « oui », dont la moyenne pondérée vaut exactement les 3 points d'aujourd'hui :

2 × 66,7 % + 5 × 33,3 % = 3,00 points

Le moteur sait déjà faire cela : c'est le mécanisme du vainqueur de match, appliqué à un oui/non.

3. La tranche de jeux : une question que personne ne sait résoudre

Ce chapitre disait exactement le contraire jusqu'au 9 septembre 2026 au soir, et la mesure refaite par format l'a renversé. Les joueurs y obtiennent 33,5 % quand le hasard, sur trois tranches, en donne 33,3 % : lire le match n'y change rien. Ce n'est pas un défaut de niveau, c'est une question mal posée : les trois tranches sont trop proches pour être départagées, même en connaissant les deux joueurs.

Correctif prévu : élargir les tranches pour qu'elles se distinguent vraiment (un match serré, un match net, un match fleuve), plutôt que de couper un intervalle continu en trois parts presque égales. Tant que la question ne récompense pas la lecture, elle ne mérite pas d'être payée plus que les 5 points qu'elle vaut aujourd'hui.

4. Les pronostics de tournoi ont un prix unique par joueur

Cocher le premier favori et cocher le quarantième mondial rapportent aujourd'hui la même chose, alors que ce n'est pas le même pari. C'est la seule famille de paris du site à ne pas moduler son prix selon l'adversité, et l'idée d'y porter les cotes réelles, avec le prix affiché à côté de chaque nom au moment de choisir, est en chantier pour un prochain tournoi.

Ce qui ne bougera pas. La progression de 1,6 par tour, vérifiée sur cinq tours et cohérente sur les trois formats. La part de 4,5 % réservée aux pronostics de tournoi, encadrée par deux bornes mesurées. Et le prix de base d'un match du premier tour, identique dans tous les tournois : c'est lui qui rend deux compétitions comparables, et y toucher reviendrait à tout recommencer.

D'où viennent les nombres de cette page

Les multiplicateurs, la grille d'écart, le pot et les points par format sont lus dans le moteur au moment où vous chargez cette page. Si le barème change demain, cette page changera toute seule : elle ne peut pas mentir sur ce qui est appliqué.

Les taux de réussite, les fréquences de sortie et les écarts de classement sont des mesures datées, faites le 9 septembre 2026 sur les deux tableaux de l'US Open 2026 : 244 affiches terminées, 77 050 réponses de vainqueur, 517 joueurs classés côté hommes. Elles ne se recalculent pas, elles se refont au tournoi suivant.

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